High Hopes

High Hopes
Adolescente, bientôt propulsée chez les adultes, à la porte de deux mondes, la fin de l'un, le grand début de l'autre. Mais quand saura-t-on qu'on a passé la porte? Quand on paieras des factures et qu'on s'habillera en tailleurs gris pour accomplir une tache répétitive journalière? J'ai l'impression que jamais ne se fera cette fracture. Plus on me dit que j'avance vers cette porte et moins j'ai envie de l'ouvrir. Et pourtant...pourtant l'adolescence a aussi son lot d'emmerdes en tout genres. Entre les questions sans cesse traversant mon petit esprit, avec les modèles qu'on nous donne, la perfection qu'on voudrait nous voir atteindre et la fragilité de notre esprit....Cette fragilité dont tout le monde abuse et dont tout le monde se rit. Ils nous incitent à faire des choses qu'ils blâment. et on aime ça. La drogue, le sexe, le sale. C'est si intense, presque aussi exacerbé que nous.Alors on pleure, on crie, on hurle, on se fait mal. Et là on nous dit que c'est notre faute. Que ce n'est pas en pleurant qu'on deviendra adulte. Peut être bien qu'on pleure pour ne pas le devenir.... Parce qu'on a beau se dire qu'on sera responsables (de quoi?...) , qu'on sera des gens respectables et respectés, qu'on aura une belle vie, qu'on aura peut être le pouvoir de changer le monde, qu'on fera ci ou ça, qu'on aura une belle maison et des enfants, le chien qui va avec et la jolie voiture bien sure; on est tellement bien ici. Dans ce monde dépravé, on peut aimer qui on veut comme on veut, on peut être fragile, on peut être fort, on peut pleurer et crier librement. Le peut-on quand on est "adulte" ? est-ce qu'on peut pleurer? Bien sure qu'on le peut. Mais y a le regard des autres, le poids de leur regard, le poids de toutes les choses dont on est "responsable". Alors on évite de pleurer. On fait ça en silence et loin des yeux de tous. Quand on est ados, on peut pleurer devant tout le monde, on peut même crier. On peu les dégouter, en faisant ce qu'eux ne peuvent pas. Quand j'en vois parfois qui sont assis tout étriqués dans leurs cravates, et qu'ils me regardent avec envie, ils voudraient tellement me prendre dans leur bras, me prendre tout court, pourquoi....pour un instant devenir moi. Mais moi je ne veux pas être eux, alors je ne les laisserait pas être moi.
Alors voila, je vais passer cette deuxième porte. Officiellement quand mon compteur affichera "18". Un joli nombre. Je dis cette deuxième porte, parce que la première porte on la sent presque pas passer. On le sait une fois qu'on est déjà bien avancé dans le couloir. Une fois qu'on est presque déjà dépravé. L'enfance.....comme c'était bon tout ces vêtement molletonnés, ces jolis rubans et les milliard de bonbons à manger. Les génériques de dessins animés, les pantalons tachés, la confiture sur les mains, les bonnets rouges à fourrure, les écharpes qui grattent, les grippes pour cause de bonhomme de neige aigue, les bisous de maman, la grosse bulle rose qui parait si forte.... et puis au passage de la porte, nos vêtements deviennent étroits, courts, moulants, des mini jupes a collants résilles et hauts en dentelles, on veut faire envie sans savoir pourquoi. On pique les rouges à lèvres de maman, et le mascara de la grande s½ur. Les magasines nous disent qu'on est trop grosse, alors la confitures sur les mains c'est terminé. Maintenant tout est sous emballage "light". Les bisous de maman on les fuient pour les substituera ceux de romains, kevin et julien. Leurs baisers à eux sont plus chauds, plus mouillés, plus intenses. On recherche la sensation, on se fait mal. Et on aime ça. Le modèle de maman et papa qu'on idéalisait avant, maintenant on veut plus en entendre parler. Maintenant c'est le bel androgyne Brian Molko, ou encore la sexy Jessica Alba. On tombe amoureuse de personnalités sur papier glacés. Ils sont tellement beaux tellement parfaits. Et puis on passe au virtuel. C'est merveilleux le virtuel, on peut tomber amoureuse douze fois par semaine par écran interposé. On tombe amoureuse de mots, d'une photo à la limite. Une succession de chiffres, rien que ça. Alors on se regarde, on s'observe à travers une cam. L'autre nous crispe, peut être que si on enlève le jean et le corsage blanc en dentelles ça ira mieux. Et puis ça à l'air de lui faire plaisir. On nous dit que c'est interdit mais implicitement on nous supplie de le faire. Mais on oublie toujours de nous dire que ça fait mal. C'est sure, on va pas nous apprendre la chose la plus fondamentale à sept ans. Imaginez un peu "la chose que tu vas le plus ressentir dans ta vie c'est de la souffrance. Que ce soit par perversion, par solitude, par sadisme, par envie, par inadvertance, tu vas énormément souffrir ma chérie". De quoi faire fuir toute les petites filles qui veulent devenir princesse! Oh elles le deviennent....des princesse fragiles qui pensent devenir reines par le sexe.
Enfin. Tout est-il qu'on est tous dans ce couloir, et que la porte avec l'écriteau "ADULTE" est juste devant nous, qu'on le veuille ou non. Et ça on ne cesse tous les jours de nous le rappeler.....

# Posté le dimanche 18 novembre 2007 15:39

Modifié le mercredi 05 décembre 2007 17:58

Angel Dust

Angel Dust
Un rayon de soleil. Non, pas celui avec lequel on bronze l'été, celui qui vous colore gentiment la peau en doré vous laissant un cancer de la peau en souvenir, au mieux une brulure.... Non, un rayon de soleil comme il en existe des milliers sur Terre, vous savez, ces personnes qui vous illumine rien qu'en les regardant, comme irradié de leur présence. Ces gens, des amis, ou de simples inconnus dans la rue, peut être même une de ces photos sur papier glacé, ou même un bout d'internet.... Pourquoi je vous parle de ça? Parce que j'en connais plein, et parfois même on dit que j'en fais partie. Je sais qu'on est tous un soleil pour quelqu'un, mais ce genre de compliment fait toujours un petit quelque chose de plaisant dans le fond du ventre, comme un chatouillis. Enfin bref, je ne veux pas parler de moi mais de tous les autres rayons de soleil. Parce que parfois j'entends des gens qui disent qu'ils n'ont rien qui ne puisse les faire sourire, que leur c½ur est à jamais froid, et que personne ne leur donne envie de se lever le matin. Ces personnes doivent être bien malheureuses! c'est bien dommage d'avancer ainsi les yeux fermés, car en fait des rayons de soleil on en croise tous les jours! si si ! Regardez parfois dans la rue, quand vous marchez et qu'un petit bout de quatre ans vous dit "bonjour madame" avec le plus beau des sourires et un enthousiasme à faire s'effondrer la tour Perret, cela ne vous fait-il rien? ou bien quand une vielle dame vous dit qu'elle aimerait bien redevenir jeune pour vous ressembler, ou parfois même juste un regard, un sourire...des gens qui ne vous voient pas forcément mais qui dégagent quelque chose d'inouï, une chaleur, une émotion, une beauté étrange, stupéfiante....et puis il y a ceux qui illuminent votre vie de tous les jours, vos amis. Ces gens avec qui il suffit d'un regard, un sourire pour vous faire s'envoler le poids des souffrances, ces gens qui vous donne chaud quand ils sont heureux, qui vous font mourir quand il pleurent sur votre épaule, qui vous libèrent quand vous pleurez sur la leur, qui vous font pleurer rien qu'avec de simple mots, ou pire avec des silences, ces être merveilleux qu'on ne peut s'empêcher d'aimer à la folie....
Les amis. Les être qui vous font exister quand ils sont là, mourir quand ils disparaissent... Certains seront là pour la vie, du moins on l'espère même si on sait pertinemment qu'ils sont très rares... et puis beaucoup d'entre eux disparaissent, vers d'autres horizons, éclairer d'autres gens, d'autres univers. Mais même lorsqu'une étoile s'éteint, sa lumière parvient encore jusqu'à nous des années lumières plus tard... et puis il y a l'être aimé comme on dit. Celui qui suffit de vous envoyer un mot sur un bout d'internet pour que votre journée soit bonne, celui avec qui le monde pourrait s'écrouler rien en vous importerait tant qu'il vous serre dans ses bras, celui qui vous éclaire de sa présence.... Il y a aussi le message de votre cousine à 7h du matin pour vous souhaiter bonne chance au bac, la voie de votre meilleur ami qui crie "je t'aime sale conne!!" dans la foule alors qu'il est pas censé être là avant un mois, votre s½ur qui vous dit que vous lui manquez, votre maitresse de maternelle qui vous reconnait dans la rue....et toutes ces choses brulantes qui font que votre vie n'est pas si mal après tout.... alors même si vos étoiles ne sont pas là pour toujours, même si certains rayons de soleil ne sont que passagers, même si parfois vous avez l'impression d'être dans le noir, pensez que vous aussi, vous êtes certainement pour quelqu'un quelque part un rayon de soleil....

# Posté le lundi 19 novembre 2007 16:41

Elista et le Yin Yang

Elista et le Yin Yang
Il était une fois deux mondes. L'un était un monde merveilleux qui s'appelait Utopia. C'était une belle planète blanche, recouverte de neige et de glace et dirigée par un roi nommé Terrence Yin, un homme bon et pur et droit comme nul autre. L'autre monde était un monde cauchemardesque nommé Nerus. Nerus était une planète de roche noire et de lave en fusion, et son roi, Nergal Yang, était un majestueux homme de fer, le plus cruel, le plus ferme et le plus corrompu que l'univers ait porté. Sur Utopia, il régnait un ciel bleu et l'air était pur. Le roi avait un immense et magnifique palais de glace où il vivait avec sa fille, Angélique Yin. Angélique était une splendide jeune fille aux yeux pales et à la chevelure bleue, douce, gentille et gracieuse. Elle vivait dans le palais de son père et aimait à se balader dans les forêts alentours, en amazone sur sa licorne blanche, allant se baigner dans les lacs gelés puis laisser sa chevelure ondoyante sécher sous le soleil brillant. Mais Angélique n'allait jamais dans les villes et villages, elle ne rencontrait jamais personne, vivant heureuse ainsi a l'écart des gens et ayant tout ce qu'elle désirait par son père. Les habitants d'Utopia quant à eux étaient dociles, toujours souriants, ne commettaient jamais de fautes, ne parlaient jamais que pour dire des choses belles et essentielles, donc peu. Ils passaient leurs loisirs à se promener dans les forêts et les glaciers étincelants, à rester chez soi s'occuper de leur famille et le peuple festoyait souvent en l'honneur du roi. Le roi avait à son service une armée, nommée "Brigade Blanche" pour leur uniforme et surnommée des habitants "les Toqués" pour les toques de fourrure blanche qu'ils portaient. Cette armée avait pour but de faire régner le bonheur et la paix sur Utopia, supprimant quiconque aurait un comportement suspect. Ainsi les habitants vivaient avec le sourire d'usage et grâce à la brigade, seuls survivaient les plus purs.

Sur Nerus régnait une autre ambiance. L'air y était chargé de souffre, le ciel était noir et orageux, toute la surface de Nerus était roche noire et lave, et Nergal vivait au fond d'un cratère en fusion dans un immense château d'agate noire avec son fils, Jeffrey Yang. Celui-ci prenait plaisir avec son père à terroriser les peuples, à martyriser les plus faibles, il était orgueilleux, vicieux, sadique et sans pitié. Lorsqu'il voulait quelque chose il était prêt à tout pour parvenir à ses fins. On raconte à Nerus qu'il a commis son premier crime à 5 ans, l'histoire raconte que sa nourrice était en train de manger à la même table que lui, et que le bruit qu'elle faisait en mangeant l'avait insupporté. Il avait alors assommé celle-ci avec un tisonnier avant de la donner à dévorer à son lion de feu que son père venait de lui offrir. Le prince Jeffrey était vraiment très séduisant et avait un langage et un vocabulaire magnifique, qu'il usait pour séduire avant de tuer, ce qui le rendait dangereusement attirant et effrayant à la fois. Sur Nerus la population était encadrée par la plus pure terreur qui soit, les habitants n'étant déjà pas d'origine des gens bons. Nerus aussi avait son armée, de grands et puissants soldats, cruels et sans âmes qui encadraient la population au service du roi. Quiconque était arrêté par cette armée subissait mille tourments avant de mourir dans les pires souffrances.

Un jour arriva sur Utopia où la Brigade Blanche, à force de supprimer le crime a coup d'épée d'argent, à créé un déséquilibre immense entre les morts et les vivants. Il n'y avait désormais sur Utopia que quelques villages d'âmes pures qui subsistaient, le reste de la population ayant fini noyé dans les océans de glace. Alors la mer vint à s'énerver, elle rejeta touts les corps des âmes dites impures hors de l'eau, déversant des vagues de sang sur toute la glace d' Utopia, souillant la planète, et menaçant de faire la exploser. Pendant ce temps, il se passait le même évènement sur Nerus. Les corps décharnés des gens tués par l'armée envahissaient les rues, pourrissant dans la lave, souillant encore plus l'air. Alors la terre se mit à trembler, la lave à fuser, Nerus ressemblait à une énorme boule de lave prète à exploser. Il fallait au deux mondes déserter leur planètes respectives au plus vite. Par chance il se trouvait non loin de là une planète habitable, assez grande pour les deux peuples; une planète bleue riche en eau, glacée par endroits, brulante par d'autres, une planète nommée Gaïa. Alors Nerus et Utopia entreprirent un voyage pour Gaïa où ils pourraient survivre.

Terrence et ses habitants arrivèrent les premiers sur Gaïa. Ils s'installèrent dans la partie où il faisait le plus froid. Terrence érigea un immense palais de glace, deux fois plus grand que sur Utopia, et les habitants pouvaient construire leurs résidences à leur guise. Tout semblait si grand sur cette planète! Angélique aimait se ballader, toujours avec sa licorne blanche qu'elle avait emporté, et se mit à découvrir les alentours, elle se mêla au peuple, rencontra les gens, rendait honneur à la Brigade Blanche en leur construisant une immense caserne de glace sculptée, elle aimait à découvrir cette planète, elle allait toujours plus loin et découvrait de nouveaux paysage. Elle s'était trouvé une clairière enneigée dans la gorge d'une montagne où elle aimait passer son temps. Et puis arriva Nergal, son fils et son peuple. Ils s'installèrent dans la partie brulante de la planète. Ils reconstruisirent leur vie, leur monde en ébullition, leur terreur, leur univers. Les deux mondes étaient l'un en face de l'autre mais ne se voyaient pas. Pas encore. La dictature du sourire face au monde de la terreur....

Alors ils vécurent un temps ainsi, les uns matraquant à coup de sourires et d'âmes pures, les uniformes aussi blancs que leur neige, leurs mains aussi sales que celles des mineurs, pour le bien de tous. Ceux-ci ignorant le monde d'en face, cruel et pourrissant, moisissant dans sa luxure, sa corruption, sa terreur. Les familles vendaient leurs filles à Nergal et son fils, et ainsi payaient l'armée pour qu'ils égorgent leur voisins à leur place. Il arrivait parfois que l'armée accepte l'argent, tue le voisin et envoie Jeffrey tuer lui même la famille ensuite. Tandis que ces deux mondes aveugles, continuaient de hurler en silence dans l'oreille sourde de leur voisin d'en face, la belle Angélique continuait ses explorations, allait toujours plus loin, ne faisant plus partie d'aucun des deux mondes. Elle errait ainsi depuis quelques semaines, avançant toujours plus vers le monde chaud, découvrant de plus en plus de paysages différents et déserts. Lorsqu'un jour elle arriva sur un rocher noir et brulant. Sa licorne blanche paraissait presque brillante et lumineuse tellement la roche était noire. Sa curiosité la poussait à continuer, alors qu'elle était habituée à la glace, ici il faisait une chaleur à faire fondre les habitants d'Utopia. Elle allait presque faire demi-tour quand elle aperçut une silhouette assise de l'autre coté du rocher. Elle s'approcha et vit la plus belle créature que ses yeux n'eurent jamais oser voir. Un jeune homme, grand, élancé, les cheveux noirs dans le vent et un air de splendeur, une expression intense dans ses yeux.

Elle s'approcha plus près encore, et plus elle avançait vers ce prince, plus son c½ur battait vite. Il failli exploser lorsqu'il tourna la tête et plongea ses yeux noirs dans les siens. Alors une voix grave, douce et sensuelle sortie de sa bouche parfaitement dessiné et la salua. Le prince semblait aussi étonné qu'elle, il se mirèrent ainsi deux bonnes minutes puis il s'avança. Il lui demanda qui elle était, et avec la plus grande courtoisie lui proposa de lui faire visiter la cité de Nerus, dont il était maître avec son père le roi. Elle accepta avec plaisir. Lorsqu'ils entrèrent dans la cité, les habitants dévisageaient cette splendeur aux cheveux bleus et regardaient avec étonnement l'étrange créature blanche au ailes d'argent et à la corne d'azur qui la suivait. Le prince la présenta à Nergal, lui expliquant qu'elle était de passage et qu'il lui fallait faire découvrir la cité. Ils passèrent ainsi toute la journée au bord de la mer d'eau brulante, lui présenta sa courtoise armée, qui était en congés pour la journée avait-il dit. Puis quand le soir tomba, il lui propsa une chambre dans son château. La princesse accepta, elle était comme envoutée par cet être sombrement attirant. Ils restèrent ensemble toute la nuit et dormirent peu, le prince lui ayant fait promettre de découvrir à son tour sa contrée le lendemain. Au petit matin ils partirent donc, dans un carrosse de dragons noirs et arrivèrent vite à la cité d'Utopia. Angélique n'avait pas remarqué les milles autres carrosses qui les suivaient, bien trop occupée à se noyer dans les yeux du prince noir. Lorsqu'ils arrivèrent, le prince se laissa conduire par la main de son Angélique aveugle jusqu'au palais de glace, c½ur d'Utopia.


Alors l'armée de Nerus envahit la cité d'Utopia. Ils envahirent les demeures, pillèrent, brulèrent et violèrent. Tandis que le prince occupait la belle Angélique au château, ses soldats exterminaient la Brigade Blanche, éventrant les Toqués avec leur propres matraques à sourires, les déshabillant de leurs uniformes blancs, dévorant cru leurs poneys volants, exhibant les corps des soldats crucifiés sur la grand place devant le château. Terrence fut fait prisonnier, et le peuple resta docile aux nouveaux arrivants, leur obéissant au doigt et à l'½il de peur de subir leur courroux. Lorsqu' Angélique porta son regard vers la fenêtre et qu'elle vit la Brigade Blanche crucifiée sur la place elle failli s'évanouir. Elle courait en pleurs dans tout le château pendant que Jeffrey la suivait en riant. La terreur avait remplacé la dictature du sourire et le bonheur avait quitté les rues d'Utopia. Angélique qui s'était enfermée dans une tour du château, pleurait tout les larmes de son corps, elle priait et elle pria encore pendant des heures, des jours. Jeffrey était devenu le nouveau roi d'Utopia, les habitants vivaient reclus dans leurs maisons et ne sortaient plus. Les seuls sourires qu'on voyaient désormais à Utopia étaient ceux du prince lorsqu'il terrorisait une jeune fille jusqu'a la faire mourir. Lorsqu'un jour il se décida d'aller voir Angélique, exilée dans sa tour à pleurer et à prier. Il détruit la porte et se planta devant elle. Elle était agenouillée devant la fénêtre, les yeux pleins de larmes. Quand elle le vit, ils se remplirent de haine. Alors elle se jeta sur lui, tout son petit corps frêle se heurta à cette silhouette puissante qui ne bougea d'un millimètre. Il lui prit les mains et c'est alors que se produisit l'incroyable.

Les mains d'Angélique dans celles de Jeffrey, lui désirant son corps et elle désirant sa mort, il plongea ses yeux dans les siens, comme à leur première rencontre. Leur lèvres se mirent à trembler et ils s'embrassèrent. Soudain une lumière rouge les enveloppa, une lumière vive et éclatante, elle irradiait la pièce de sa magnifique couleur chaude. Alors ils se lâchèrent, éblouis et étonnés d'une si soudaine lumière vive. Quand la lumière diminua, Un Homme apparut. Il était grand, fort, vêtu d'une puissante armure rouge et avait l'air sévère. Il tenait un marteau de feu dans la main, et s'adressa à eux.
"Vous, nouveaux peuple de Gaïa, vous semeurs de trouble des contrées lointaines, vous qui vous vous êtes fait chasser de vos propre terres, vous venez ici pour ne semer que le malheur. Toi jeune fille, toi qui a prié pendant des jours, j'ai entendu ton appel. Je viens apaiser Gaïa du fléau qui la possède. "
Il fendit l'air de son grand marteau, et tandis que le toit de la tour se désintégrait, le ciel se vit ouvrir en deux par une trainée de feu. Cet immense tapis de flammes transportait une immense Armée Rouge dans des carrosses d'or tractés par d'immenses étalons noirs. Cette armée appartenait à la planète rouge sur laquelle vivait l'homme au marteau, qui était apparu dans la chambre. Il se prénommait Vassili, et était le roi d'une planète rouge nommée Elista, très proche de Gaïa et qui avait un oeil sur elle. L'armée d'Elista se tint derrière son roi, droite et stoïque. Le grand roi Vassili décida de reprendre Gaïa en main, de rétablir la paix en punissant les instigateurs du fléau. Il se tourna vers Jeffrey, et lui dit que pour avoir usé de son charme auprès d'Angélique afin de contrôler Utopia, pour avoir été cruel et vicieux durant toute sa vie, il serait puni, lui et Nergal. Vassili décréta que que le château de Nerus serait détruit et que l'armée Noire serait congédiée. Angélique sentait le sourire lui monter aux lèvres, lorsque Vassili se tourna vers elle et lui dit qu'Utopia aussi serait punie. Cette fois c'est l'inquiétude et l'incompréhension qui se lit sur son visage. Vassili expliqua que si elle n'avait pas été aveugle aux charmes de jeffrey rien ne serait arrivé, et surtout, son père serait puni pour tout les morts causés par la dictature du sourire. Le palais de glace serait détruit. L'armée Rouge exécuta les ordres du Roi. Les château furent détruits, Terrence et Nergal furent démis de leurs pouvoirs. Les deux peuples furent unifiés en un monde, ils se mélangèrent et durent coopérer pour tout reconstruire. Unis, ils construisirent un monde qu'ils baptisèrent la Grande Gaïa. Plus de terreur, plus de sourires forcés, plus de corruption, plus de brigade. Seuls Vassili et l'armée Rouge d'Elista ½uvraient pour le bonheur de Gaïa, avec l'aide des habitants désormais unis.

Pour rappeler aux habitants de ne plus jamais faire cette faute, un palais de glace fut érigé dans l'ancienne Nerus, et un château de roche noire dans l'ancienne Utopia. Ainsi aujourd'hui, Nergal et Terrence ont été executé lors d'un procès émit par le peuple. Ils furent décapités et leurs âmes envoyés sur leurs anciennes planète en destruction. On entend aujourd'hui que Jeffray et Angélique se sont unis, de la main de Vassili en personne, et vivent maintenant avec le peuple de la Grande Gaïa. C'est ainsi que naquirent le Yin et le Yang. Car le bien seul ne peut exister sans le mal, l'amour ne va pas sans la haine, l'un ne va pas sans l'autre, et c'est par l'équilibre des deux que l'on trouve son propre équilibre. Quiconque forcerait quelqu'un à sourire le ferait pleurer, et quiconque se laisserait pleurer serait esclave. L'union fait donc la force, pour l'équilibre du bien et du mal, pour le bonheur de tous à Gaïa.




Voici un conte que j'ai écrit pour le cours de littérature! Désolé il est un peu maladroit mais la frustration m'a fait l'écrire a 2h du matin lol peut être m'apportera-t-il une bonne note!^^

j'ai eu 15 :p

# Posté le mardi 20 novembre 2007 13:16

Modifié le lundi 24 décembre 2007 06:54

Jours étranges

Jours étranges
En ces jours étranges, en ces jours ou le temps passe à une vitesse folle, en ces jours ou on n'a presque plus le temps de regarder le soleil, de se poser quelques minutes et de penser. Penser..à quoi?A notre avenir? Pas le temps.A la vie actuelle? Trop gris. Rêver alors? Non, bien trop illusoire. Aujourd'hui ce qu'il nous reste, se sont les souvenirs, et notre sablier qui s'écoule, qui s'écoule, qui s'écoule.... Aujourd'hui un jour de plus passe, un tour de plus dans ton sablier. Demain quand tu verra ta si chère lumière du soleil se lever, un an de plus sera affiché à ton compteur. Qu'est-ce que ça veut dire, "un an de plus"? un jour de plus qu'hier...? non pas seulement. Un an. C'est beaucoup, un an. C'est quasiment le temps depuis le quel on s'est pas vu tiens. Et ça, ça fait une raison de plus pour se souvenir. Oui, on les a bien piquées ces framboises, et on aurait peut être du éviter de casser le miroir au passage! Enfin... on aura toujours en mémoire la nuit de madame Galus, les vélos sans freins, les nainnains noués et craqués, les 145621km de longueurs de piscine, les crêpes, les films, les soirées....et tant d'autres choses... Des choses qui, j'espère ne tomberont pas dans l'oubli. Des souvenirs qui j'espère ne seront pas les derniers. Nos rêves de tour du monde dans un van hippie, ils ne sont pas si cons que ça. Tout simplement l'illustration de ce qu'on l'on est, de ce que je suis, de ce qu'on voudrait être. Des êtres rattrapant le temps perdu. Car oui, du temps on en a perdu, et on continue toujours d'en perdre. Non seulement pour des raisons de sablier, il court toujours plus vite que nous celui là. Mais aussi pour les raisons que tu connais, celles qui ne devraient pas être. Celles qui font de moi ce que je ne suis pas, celles qui te protègent de l'animal dangereux que je suis censé être. Mais tout ça je m'en fiche. Oui, ça me passe par le dessus de la tête. Après-tout, qu'est-ce que je peux bien y faire. Tout ce que je regrette, c'est de ne pas te voir souffler tes bougies. Finalement j'aime bien le flan. Tout ce qui compte pour moi, c'est pas ton petit chiffre en plus la haut sur le sablier, mais ce qui compte, c'est que je sois fière. Fière d'être avec toi, fière de savoir que tu m'apprécie toujours, fière de savoir que tu es brillante, fière de savoir que ton chemin est beau, fière de savoir que tu seras toujours là, fière d'espérer un jour te voir, au bord d'une plage, le vent dans les cheveux et le sourire au coin des lèvres... si j'avais un don a posséder, ce serait celui de faire en sorte que ton soleil soit à jamais radieux et ton ciel toujours bleu. Joyeux anniversaire. Je t'aime.

# Posté le vendredi 30 novembre 2007 16:32