Il était une fois deux mondes. L'un était un monde merveilleux qui s'appelait Utopia. C'était une belle planète blanche, recouverte de neige et de glace et dirigée par un roi nommé Terrence Yin, un homme bon et pur et droit comme nul autre. L'autre monde était un monde cauchemardesque nommé Nerus. Nerus était une planète de roche noire et de lave en fusion, et son roi, Nergal Yang, était un majestueux homme de fer, le plus cruel, le plus ferme et le plus corrompu que l'univers ait porté. Sur Utopia, il régnait un ciel bleu et l'air était pur. Le roi avait un immense et magnifique palais de glace où il vivait avec sa fille, Angélique Yin. Angélique était une splendide jeune fille aux yeux pales et à la chevelure bleue, douce, gentille et gracieuse. Elle vivait dans le palais de son père et aimait à se balader dans les forêts alentours, en amazone sur sa licorne blanche, allant se baigner dans les lacs gelés puis laisser sa chevelure ondoyante sécher sous le soleil brillant. Mais Angélique n'allait jamais dans les villes et villages, elle ne rencontrait jamais personne, vivant heureuse ainsi a l'écart des gens et ayant tout ce qu'elle désirait par son père. Les habitants d'Utopia quant à eux étaient dociles, toujours souriants, ne commettaient jamais de fautes, ne parlaient jamais que pour dire des choses belles et essentielles, donc peu. Ils passaient leurs loisirs à se promener dans les forêts et les glaciers étincelants, à rester chez soi s'occuper de leur famille et le peuple festoyait souvent en l'honneur du roi. Le roi avait à son service une armée, nommée "Brigade Blanche" pour leur uniforme et surnommée des habitants "les Toqués" pour les toques de fourrure blanche qu'ils portaient. Cette armée avait pour but de faire régner le bonheur et la paix sur Utopia, supprimant quiconque aurait un comportement suspect. Ainsi les habitants vivaient avec le sourire d'usage et grâce à la brigade, seuls survivaient les plus purs.
Sur Nerus régnait une autre ambiance. L'air y était chargé de souffre, le ciel était noir et orageux, toute la surface de Nerus était roche noire et lave, et Nergal vivait au fond d'un cratère en fusion dans un immense château d'agate noire avec son fils, Jeffrey Yang. Celui-ci prenait plaisir avec son père à terroriser les peuples, à martyriser les plus faibles, il était orgueilleux, vicieux, sadique et sans pitié. Lorsqu'il voulait quelque chose il était prêt à tout pour parvenir à ses fins. On raconte à Nerus qu'il a commis son premier crime à 5 ans, l'histoire raconte que sa nourrice était en train de manger à la même table que lui, et que le bruit qu'elle faisait en mangeant l'avait insupporté. Il avait alors assommé celle-ci avec un tisonnier avant de la donner à dévorer à son lion de feu que son père venait de lui offrir. Le prince Jeffrey était vraiment très séduisant et avait un langage et un vocabulaire magnifique, qu'il usait pour séduire avant de tuer, ce qui le rendait dangereusement attirant et effrayant à la fois. Sur Nerus la population était encadrée par la plus pure terreur qui soit, les habitants n'étant déjà pas d'origine des gens bons. Nerus aussi avait son armée, de grands et puissants soldats, cruels et sans âmes qui encadraient la population au service du roi. Quiconque était arrêté par cette armée subissait mille tourments avant de mourir dans les pires souffrances.
Un jour arriva sur Utopia où la Brigade Blanche, à force de supprimer le crime a coup d'épée d'argent, à créé un déséquilibre immense entre les morts et les vivants. Il n'y avait désormais sur Utopia que quelques villages d'âmes pures qui subsistaient, le reste de la population ayant fini noyé dans les océans de glace. Alors la mer vint à s'énerver, elle rejeta touts les corps des âmes dites impures hors de l'eau, déversant des vagues de sang sur toute la glace d' Utopia, souillant la planète, et menaçant de faire la exploser. Pendant ce temps, il se passait le même évènement sur Nerus. Les corps décharnés des gens tués par l'armée envahissaient les rues, pourrissant dans la lave, souillant encore plus l'air. Alors la terre se mit à trembler, la lave à fuser, Nerus ressemblait à une énorme boule de lave prète à exploser. Il fallait au deux mondes déserter leur planètes respectives au plus vite. Par chance il se trouvait non loin de là une planète habitable, assez grande pour les deux peuples; une planète bleue riche en eau, glacée par endroits, brulante par d'autres, une planète nommée Gaïa. Alors Nerus et Utopia entreprirent un voyage pour Gaïa où ils pourraient survivre.
Terrence et ses habitants arrivèrent les premiers sur Gaïa. Ils s'installèrent dans la partie où il faisait le plus froid. Terrence érigea un immense palais de glace, deux fois plus grand que sur Utopia, et les habitants pouvaient construire leurs résidences à leur guise. Tout semblait si grand sur cette planète! Angélique aimait se ballader, toujours avec sa licorne blanche qu'elle avait emporté, et se mit à découvrir les alentours, elle se mêla au peuple, rencontra les gens, rendait honneur à la Brigade Blanche en leur construisant une immense caserne de glace sculptée, elle aimait à découvrir cette planète, elle allait toujours plus loin et découvrait de nouveaux paysage. Elle s'était trouvé une clairière enneigée dans la gorge d'une montagne où elle aimait passer son temps. Et puis arriva Nergal, son fils et son peuple. Ils s'installèrent dans la partie brulante de la planète. Ils reconstruisirent leur vie, leur monde en ébullition, leur terreur, leur univers. Les deux mondes étaient l'un en face de l'autre mais ne se voyaient pas. Pas encore. La dictature du sourire face au monde de la terreur....
Alors ils vécurent un temps ainsi, les uns matraquant à coup de sourires et d'âmes pures, les uniformes aussi blancs que leur neige, leurs mains aussi sales que celles des mineurs, pour le bien de tous. Ceux-ci ignorant le monde d'en face, cruel et pourrissant, moisissant dans sa luxure, sa corruption, sa terreur. Les familles vendaient leurs filles à Nergal et son fils, et ainsi payaient l'armée pour qu'ils égorgent leur voisins à leur place. Il arrivait parfois que l'armée accepte l'argent, tue le voisin et envoie Jeffrey tuer lui même la famille ensuite. Tandis que ces deux mondes aveugles, continuaient de hurler en silence dans l'oreille sourde de leur voisin d'en face, la belle Angélique continuait ses explorations, allait toujours plus loin, ne faisant plus partie d'aucun des deux mondes. Elle errait ainsi depuis quelques semaines, avançant toujours plus vers le monde chaud, découvrant de plus en plus de paysages différents et déserts. Lorsqu'un jour elle arriva sur un rocher noir et brulant. Sa licorne blanche paraissait presque brillante et lumineuse tellement la roche était noire. Sa curiosité la poussait à continuer, alors qu'elle était habituée à la glace, ici il faisait une chaleur à faire fondre les habitants d'Utopia. Elle allait presque faire demi-tour quand elle aperçut une silhouette assise de l'autre coté du rocher. Elle s'approcha et vit la plus belle créature que ses yeux n'eurent jamais oser voir. Un jeune homme, grand, élancé, les cheveux noirs dans le vent et un air de splendeur, une expression intense dans ses yeux.
Elle s'approcha plus près encore, et plus elle avançait vers ce prince, plus son c½ur battait vite. Il failli exploser lorsqu'il tourna la tête et plongea ses yeux noirs dans les siens. Alors une voix grave, douce et sensuelle sortie de sa bouche parfaitement dessiné et la salua. Le prince semblait aussi étonné qu'elle, il se mirèrent ainsi deux bonnes minutes puis il s'avança. Il lui demanda qui elle était, et avec la plus grande courtoisie lui proposa de lui faire visiter la cité de Nerus, dont il était maître avec son père le roi. Elle accepta avec plaisir. Lorsqu'ils entrèrent dans la cité, les habitants dévisageaient cette splendeur aux cheveux bleus et regardaient avec étonnement l'étrange créature blanche au ailes d'argent et à la corne d'azur qui la suivait. Le prince la présenta à Nergal, lui expliquant qu'elle était de passage et qu'il lui fallait faire découvrir la cité. Ils passèrent ainsi toute la journée au bord de la mer d'eau brulante, lui présenta sa courtoise armée, qui était en congés pour la journée avait-il dit. Puis quand le soir tomba, il lui propsa une chambre dans son château. La princesse accepta, elle était comme envoutée par cet être sombrement attirant. Ils restèrent ensemble toute la nuit et dormirent peu, le prince lui ayant fait promettre de découvrir à son tour sa contrée le lendemain. Au petit matin ils partirent donc, dans un carrosse de dragons noirs et arrivèrent vite à la cité d'Utopia. Angélique n'avait pas remarqué les milles autres carrosses qui les suivaient, bien trop occupée à se noyer dans les yeux du prince noir. Lorsqu'ils arrivèrent, le prince se laissa conduire par la main de son Angélique aveugle jusqu'au palais de glace, c½ur d'Utopia.
Alors l'armée de Nerus envahit la cité d'Utopia. Ils envahirent les demeures, pillèrent, brulèrent et violèrent. Tandis que le prince occupait la belle Angélique au château, ses soldats exterminaient la Brigade Blanche, éventrant les Toqués avec leur propres matraques à sourires, les déshabillant de leurs uniformes blancs, dévorant cru leurs poneys volants, exhibant les corps des soldats crucifiés sur la grand place devant le château. Terrence fut fait prisonnier, et le peuple resta docile aux nouveaux arrivants, leur obéissant au doigt et à l'½il de peur de subir leur courroux. Lorsqu' Angélique porta son regard vers la fenêtre et qu'elle vit la Brigade Blanche crucifiée sur la place elle failli s'évanouir. Elle courait en pleurs dans tout le château pendant que Jeffrey la suivait en riant. La terreur avait remplacé la dictature du sourire et le bonheur avait quitté les rues d'Utopia. Angélique qui s'était enfermée dans une tour du château, pleurait tout les larmes de son corps, elle priait et elle pria encore pendant des heures, des jours. Jeffrey était devenu le nouveau roi d'Utopia, les habitants vivaient reclus dans leurs maisons et ne sortaient plus. Les seuls sourires qu'on voyaient désormais à Utopia étaient ceux du prince lorsqu'il terrorisait une jeune fille jusqu'a la faire mourir. Lorsqu'un jour il se décida d'aller voir Angélique, exilée dans sa tour à pleurer et à prier. Il détruit la porte et se planta devant elle. Elle était agenouillée devant la fénêtre, les yeux pleins de larmes. Quand elle le vit, ils se remplirent de haine. Alors elle se jeta sur lui, tout son petit corps frêle se heurta à cette silhouette puissante qui ne bougea d'un millimètre. Il lui prit les mains et c'est alors que se produisit l'incroyable.
Les mains d'Angélique dans celles de Jeffrey, lui désirant son corps et elle désirant sa mort, il plongea ses yeux dans les siens, comme à leur première rencontre. Leur lèvres se mirent à trembler et ils s'embrassèrent. Soudain une lumière rouge les enveloppa, une lumière vive et éclatante, elle irradiait la pièce de sa magnifique couleur chaude. Alors ils se lâchèrent, éblouis et étonnés d'une si soudaine lumière vive. Quand la lumière diminua, Un Homme apparut. Il était grand, fort, vêtu d'une puissante armure rouge et avait l'air sévère. Il tenait un marteau de feu dans la main, et s'adressa à eux.
"Vous, nouveaux peuple de Gaïa, vous semeurs de trouble des contrées lointaines, vous qui vous vous êtes fait chasser de vos propre terres, vous venez ici pour ne semer que le malheur. Toi jeune fille, toi qui a prié pendant des jours, j'ai entendu ton appel. Je viens apaiser Gaïa du fléau qui la possède. "
Il fendit l'air de son grand marteau, et tandis que le toit de la tour se désintégrait, le ciel se vit ouvrir en deux par une trainée de feu. Cet immense tapis de flammes transportait une immense Armée Rouge dans des carrosses d'or tractés par d'immenses étalons noirs. Cette armée appartenait à la planète rouge sur laquelle vivait l'homme au marteau, qui était apparu dans la chambre. Il se prénommait Vassili, et était le roi d'une planète rouge nommée Elista, très proche de Gaïa et qui avait un oeil sur elle. L'armée d'Elista se tint derrière son roi, droite et stoïque. Le grand roi Vassili décida de reprendre Gaïa en main, de rétablir la paix en punissant les instigateurs du fléau. Il se tourna vers Jeffrey, et lui dit que pour avoir usé de son charme auprès d'Angélique afin de contrôler Utopia, pour avoir été cruel et vicieux durant toute sa vie, il serait puni, lui et Nergal. Vassili décréta que que le château de Nerus serait détruit et que l'armée Noire serait congédiée. Angélique sentait le sourire lui monter aux lèvres, lorsque Vassili se tourna vers elle et lui dit qu'Utopia aussi serait punie. Cette fois c'est l'inquiétude et l'incompréhension qui se lit sur son visage. Vassili expliqua que si elle n'avait pas été aveugle aux charmes de jeffrey rien ne serait arrivé, et surtout, son père serait puni pour tout les morts causés par la dictature du sourire. Le palais de glace serait détruit. L'armée Rouge exécuta les ordres du Roi. Les château furent détruits, Terrence et Nergal furent démis de leurs pouvoirs. Les deux peuples furent unifiés en un monde, ils se mélangèrent et durent coopérer pour tout reconstruire. Unis, ils construisirent un monde qu'ils baptisèrent la Grande Gaïa. Plus de terreur, plus de sourires forcés, plus de corruption, plus de brigade. Seuls Vassili et l'armée Rouge d'Elista ½uvraient pour le bonheur de Gaïa, avec l'aide des habitants désormais unis.
Pour rappeler aux habitants de ne plus jamais faire cette faute, un palais de glace fut érigé dans l'ancienne Nerus, et un château de roche noire dans l'ancienne Utopia. Ainsi aujourd'hui, Nergal et Terrence ont été executé lors d'un procès émit par le peuple. Ils furent décapités et leurs âmes envoyés sur leurs anciennes planète en destruction. On entend aujourd'hui que Jeffray et Angélique se sont unis, de la main de Vassili en personne, et vivent maintenant avec le peuple de la Grande Gaïa. C'est ainsi que naquirent le Yin et le Yang. Car le bien seul ne peut exister sans le mal, l'amour ne va pas sans la haine, l'un ne va pas sans l'autre, et c'est par l'équilibre des deux que l'on trouve son propre équilibre. Quiconque forcerait quelqu'un à sourire le ferait pleurer, et quiconque se laisserait pleurer serait esclave. L'union fait donc la force, pour l'équilibre du bien et du mal, pour le bonheur de tous à Gaïa.
Voici un conte que j'ai écrit pour le cours de littérature! Désolé il est un peu maladroit mais la frustration m'a fait l'écrire a 2h du matin lol peut être m'apportera-t-il une bonne note!^^
j'ai eu 15 :p